Pour accéder au ‘houch’ (la cour de la maison) à partir de la porte d’entrée principale, on pénètre dans un espace appelé ‘Sgifa’, c’est une sorte de petite réception avant de s’engager dans la maison. Le Djerbien y accueille ses visiteurs (entrez, entrez a Dar Riad s’il vous plaît). Vous remarquerez une banquette encastrée dans la construction. On trouvera la même chose dans tous les côtés de la cour principale (houch). Cette ambiance peut faire illusion à la salle d’attente, avant d’entrer dans un palais, mais la différence ça était faite modestement et relativement au lieu même.

 
 
L´architecture Djerbienne exploite d’une façon simpliste les espaces. On le constate dans les voutes (taga) et les canapés (douggariyya). Des solutions encastrées dans le mur, cela rappelle les maisons troglodytes berbères, pas loin de Djerba à Matmata, les maisons souterraines, ou l’architecture des grottes, où presque tous est encastré dans les murs.
Ces espaces encastrés sont souvent occupés par des objets de décoration ou à utilité quelconque : Exemple, cet objet superbe en cuivre servant de vase (msabb) met en valeur ce milieu monotone, mais il peut être utile s’il est dédié pour boire de l’eau fraîchement prise d’un éventuel réservoir d’eau qui se trouve tout près.

 

 
 
D’ici en observe la porte d’entrée et la vue qui donne sur l’extérieur, le quartier de la maison. Vraisemblablement, on remarque de loin les portes bleues des maisons des voisins et quelques fenêtres (chorfa) qui donnent sur la ruelle du quartier.